Édition du mercredi 3 septembre 2008
FAITS DU JOUR
D.R.
Carcassonne : 40 ans après, les murs gardent la parole
Ils sont encore aujourd’hui l’un des symboles forts de mai 1968. D’abord, parce que les slogans étaient particulièrement bien trouvés ("Sous les pavés, la plage"…), mais aussi parce que le mode d’expression – écrire sur les murs – correspondait bien à l’esprit libertaire et frondeur qui régnait à l’époque.
Quarante ans après, il semble que le phénomène du graffiti soit de retour. Certes, on avait vu depuis quelques années fleurir les "grafs", ces immenses fresques mêlant dessin et écriture: les murs du stade Domec et les berges de l’Aude en hébergent d’assez beaux. Cette expression artistique, forcément intransportable, forcément invendable, a aussi ses détracteurs, défenseurs de l’espace public et ennemis de ce graphisme sauvage…
Mais à côté des "grafs", certains ont repris le slogan "Les murs ont la parole". Ils utilisent les parois publiques pour y délivrer des messages, souvent politiques, parfois poétiques, toujours contestataires. A n’en pas douter, les auteurs de ces slogans sont issus du milieu altermondialiste: les messages sont le plus souvent dirigés contre la télé, contre la société de consommation, contre le capitalisme, contre le racisme…
A lire dans l'Indépendant de jeudi 4 septembre 2008
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