Méditerranéennes de Leucate : les rythmes chauds d’un dernier soir sur la plage
Les Méditerranéennes ont vibré mercredi soir de leurs dernières percussions, avec une scène aux couleurs du monde. L’Afrique, notamment, était notamment à l’honneur, avant que Sinsemilia vienne chahuter joyeusement l’ambiance.
C'était une soirée à vivre pieds nus sur le sable, pantalon ample et chemise ouverte. Tenue indispensable, si l’on voulait être raccord avec les musiques en scène, souvent venues d’Afrique, et pour bouger plus cool sur des tempos stimulants. Mercredi soir, plage de Mouret : les Méditerranéennes, troisième et dernière. Leucate invite le sud. Succédant à Neco Novellas, sons du Mozambique mâtinés de jazz et de soul, déboulent les Marseillais de Watcha Clan.
Emmené par la chanteuse Karine et sa pêche communicative, le groupe développe une formule efficace de mélodies traditionnelles d’Europe de l’Est et du Maghreb, associées à des rythmes hip hop ou electro. Un concept assez bien résumé par le titre de leur dernier album, "Diaspora hi-fi". Clem, aux claviers et aux samples, s’excite sur ses machines dans sa gendoura. Le public, lui, a quitté ses tongues pour suivre le mouvement dans le jour finissant. Beaucoup de jeunes, on dirait une gentille rave "world music".
Alors c’est sûr, à côté, les Sénégalais de l’Orchestra Baobab, qui prennent le relais à la nuit tombée, font un peu nonchalants. Les vedettes de la variété dakaroise, même affables, bercent plus qu’ils ne déchaînent...


















