Édition du vendredi 9 mai 2008
PERPIGNAN
D.R.
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C'est aujourd'hui, à 14 h que les premières bouffées du Sirocco vont imprégner la ville. Concerts, animations, théâtre, expositions, bal, repas, marché sont au programme jusqu'au 17 mai.
C 'est la huitième édition, le festival est devenu un des moments forts de la vie culturelle perpignanaise. Organisé par le Théâtre de la Complicité qui oeuvre toute l'année dans le quartier Saint-Mathieu, Sirocco fait vivre l'espace public, cultive le métissage et la convivialité.
Entretien avec Saïd Bekhti, le directeur artistique.
Depuis l'an dernier, le festival se déplace vers le centre ville occupe de plus en plus l'espace public ?
C'est comme ça qu'a débuté le festival, à la suite de manifestations et d'animations que l'on faisait aux HLM Saint-Mathieu avec l'association Ouverture. On a alors pris conscience de la nécessité de faire vivre l'espace public. Au fil des années, le festival a pris de l'importance et s'est peu à peu déplacé. La ville a créé des places dans le quartier Saint-Mathieu, on essaye de les faire vivre en invitant le public à venir les découvrir avec des animations, un bal traditionnel, des animations pour enfants et adultes, des spectacles, un repas.
Pour la première fois, vous organisez une soirée payante, pour quelles raisons ?
Après le soutien moral du public, nous avons besoin d'un soutien financier. On fait l'entrée à cinq et huit euros, ça reste raisonnable. Il faut autofinancer une partie du festival. C'est bien beau cette histoire de bénévolat, mais le festival prenant de plus en plus d'importance, s'étalant dans l'espace et le temps, exige une équipe de gens compétents, avec de l'expérience, la logistique est lourde. Ce festival mériterait plus de considération de la part des financeurs.
La journée du 10 mai est importante pour le festival ?
Tout d'abord c'est la journée pour la mémoire de l'esclavage. Elle commence par la projection d'un documentaire à l'Institut Jean-Vigo. En soirée, on accueille Désert Rebel, le plus beau bijou artistique de cette édition. Ce groupe est un collectif où l'on trouve des musiciens de Tinariwen, la Mano Negra, Gnawa Diffusion, Tryo. Au-delà des qualités artistiques, il y a un véritable engagement qui va bien plus loin que la cause touareg. Ce collectif s'appelle "Culture et résistance". Les deux autres grands moments auront lieu les 16 et 17 mai, avec le concert place République et celui sur le parvis du Conservatoire. On clôture avec Akli-D qui chante pour un monde plus juste et équitable. On commence avec la résistance et on finit avec un message d'espoir.
Quels sont les autres moments importants ?
La traditionnelle représentation des écoles au théâtre municipal, c'est un moment important pour les enfants et les enseignants. Le repas et le bal place Cativa. La soirée du rire, avec de jeunes talents en émergence, dans la tradition de Djamel Debbouze. Les animations familiales place République et la déambulation jusqu'au parvis du Conservatoire à laquelle tout le monde est invité à participer. Enfin, il y a les expositions dans les commerces et restaurants du centre ville, avec une quinzaine d'artistes, de toutes nationalités et de différents univers. La plupart de ces artistes ont réalisé des oeuvres par rapport au festival.
Et ce marché de la place Gambetta ?
C'est la nouveauté de cette année, un marché d'artisans créateurs, d'artisans du monde. Toujours dans l'idée de la création et de la découverte.
Propos recueillis par J.M.C.
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