Édition du jeudi 8 mai 2008
France-Monde
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L'avionneur européen Airbus a rompu hier ses négociations avec le français Latécoère pour vendre ses deux sites en France, M éaulte (Somme) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), mais continue ses discussions pour céder Filton (Grande-Bretagne) et Laupheim (Allemagne).
C'est un nouveau revers pour Airbus et sa maison mère EADS après la rupture, le 27 mars dernier, des négociations avec l'allemand MT Aerospace sur la vente de trois sites allemands, Varel, Nordenham et Augsbourg.
Sur les sept sites que le groupe comptait céder dans le cadre de son plan de restructuration Power8 annoncé en février 2007, seuls deux restent en lice : Filton qui fabrique les ailes et Laupheim qui aménage l'intérieur des avions.
"Les négociations se poursuivent avec pour objectif de conclure au cours des prochaines semaines", précise EADS.
Opposés à la cession de Méaulte et Saint-Nazaire, les syndicats français ont salué la rupture des discussions, tout en attendant "plus de précisions sur la nouvelle stratégie" de leur direction.
Latécoère dégraisse L'équipementier aéronautique français Latécoère va "accélérer son processus de délocalisation" et n'exclut pas de procéder à des licenciements dans le futur, a déclaré hier le président du conseil de surveillance du groupe, François Junca, après la rupture des négociations sur la reprise des sites d'Airbus. "Malheureusement, le fait que cette solution (pour la reprise des sites Airbus) n'ait pas abouti va accélérer notre processus de délocalisation", a déclaré M. Junca.
Par ailleurs, "compte tenu que nous sommes fragilisés par un euro qui est aujourd'hui à 1,55 dollar, nous allons poursuivre une politique de délocalisation, ce coup-ci importante, et qui est préjudiciable à l'activité industrielle en France", a-t-il ajouté. Interrogé sur de possibles licenciements, le président du conseil de surveillance a affirmé que "pour le moment, il n'y a pas de menaces sur l'emploi (... ), mais rien n'est exclu".
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