Philippe Banyols : " Il faut faire confiance en l’avenir de l’hôpital"
Dans quel état d’esprit prenez-vous le relais de Joaquim Casanov
Joaquim Casanovas a sorti l’hôpital de Perpignan de terre. Il a réussi à lui redonner un rang qu’il avait perdu et c’est tout à son honneur. Je lui rends hommage pour tout le travail accompli. Aujourd’hui, il décide de partir, c’est une preuve de courage et de liberté. Il passe le relais et laisse à d’autres le soin d’écrire l’histoire. Je me reconnais comme son héritier.
L’hôpital de Perpignan n’a pas toujours bonne réputation. A quoi est-ce lié, selon vous?
Il faut savoir que 3 000 personnes travaillent à l’hôpital dans des conditions particulièrement dégradées. Nous sommes au cœur d’un véritable chantier. Les conditions d’accueil sont désastreuses. En 7 ans, je ne me suis toujours pas habitué à la poussière et à la vétusté des locaux. Les personnels sont exceptionnels de dévouement pour arriver à assurer leur mission dans de telles conditions.
Et pourtant, l’activité est en constante évolution…
En effet. Malgré ça, l’hôpital fonctionne bien et son activité augmente. Perpignan est devenu un hôpital de recours reconnu par l’ARH, à côté des CHU de Montpellier et de Nîmes. Je suis convaincu que l’hôpital de Perpignan a un bel avenir devant lui. Il faut que les gens aient plus confiance en eux et en nous.
D’autant que le déménagement dans les nouveaux locaux approche…
Le déménagement est prévu entre le mois de septembre 2008 et mai 2009. Dix pôles d’activité investiront les bâtiments neufs de ce que l’on appelle le "nouvel hôpital".
Ce déménagement implique-t-il une nouvelle organisation des services?
Oui et c’est là un des grands défis. La réussite de Joaquim est d’avoir réussi la médicalisation de l’hôpital c’est-à-dire d’avoir fait passer l’effectif de 70 à 160 médecins.
Aujourd’hui, la suite va reposer sur l’encadrement et la direction des soins. C’est eux qui vont porter la future organisation. Je sais qu’ils sont prêts et je compte sur eux. Le bloc, par exemple, va passer de 7 à 14 salles et cela demande une totale réorganisation que seuls les cadres sont à même d’accompagner...















