Carcassonne : 200 lycéens et collégiens manifestent en ville avant de partir sur Toulouse
Les collégiens étaient presque plus nombreux que les lycéens. Ce matin, rendez-vous était donné à 8h30 au square André-Chénier pour une nouvelle manifestation contre les suppressions de postes dans les lycées à la rentrée prochaine.
Dès 8h, une centaine de collégiens avaient rejoint le point de ralliement tandis que les lycéens de Sabatier s’étaient réunis devant leur établissement afin de rejoindre le square en cortège. Du côté de Jules-Fil, les manifestants les plus motivés avaient planté la tente devant le lycée dès lundi soir. Ils ont passé la nuit devant les grilles. Echaudés par des tentatives infructueuses de blocage au cours des dernières semaines, ils avaient décidé de monter une barrière digne de ce nom. "Toute la nuit, nous avons récupéré des matériaux" raconte Romain Castan, leader du mouvement dans le lycée. "Nous avons même fait du ciment que nous avons coulé dans des pneus".
Mais, là encore, les lycéens ne voulant pas manifester, sont entrés dans l’établissement par des portails annexes. Les autres ont, purement et simplement, fait demi-tour en apercevant les barricades. "Nous n’avons pas pu les convaincre de venir manifester avec nous" se désole Romain Castan. "C’est regrettable, nous sommes très déçus. De Jules-Fil, on n’est qu’une dizaine, les autres sont partis profiter du soleil à la Cavayère ou en ville". Les collégiens, en revanche, ont répondu présents en masse. Attristés par l’accident survenu quelques instants plus tôt à l’un des leurs (lire en page 5), ils ont fait preuve de sagesse et ont manifesté dans le calme ainsi que leur avait demandé Alix Alcaraz, leader de la coordination lycéenne. "Si vous êtes là, c’est pas pour faire péter les cours, c’est pour protester contre le gouvernement qui a décidé de supprimer 11 200 postes de professeurs à la rentrée prochaine". A Carcassonne, les chiffres sont toujours les mêmes: neuf postes en moins à Sabatier et quatre à Jules-Fil...















