Jean-Claude Mourlane : "Je pars avec beaucoup d’émotion"
L’ancien chef du Neptune à Collioure, où il avait obtenu une étoile Michelin, vient de quitter le Roussillon pour Berlin. Il revient sur un demi-siècle ininterrompu d’activité professionnelle.
Commencé en 1958 dans l’Ariège, le parcours professionnel de Jean-Claude Mourlane vient de s’achever au restaurant le Neptune de Collioure et le chef étoilé, qui a longtemps œuvré en Allemagne, est parti pour Berlin. Pendant les cinquante ans qui viennent de s’écouler il a connu de nombreux établissements comme chef de cuisine et chef d’entreprise ce qui lui a permis d’acquérir une expérience exceptionnelle dans le secteur de la restauration. Dans sa longue carrière, il a obtenu une étoile Michelin en Allemagne et une autre il y a sept ans à Collioure.
Quelles sont les grandes étapes de votre parcours ?
"J’avais 14 ans quand j’ai commencé mon apprentissage à Massat dans l’Ariège pour le terminer à Cahors, tout en venant faire une saison à la Frégate de Collioure. Je connaissais et j’appréciais déjà le Pays catalan, car je suis originaire de Toulouse et j’y venais en vacances avec mes parents. J’ai poursuivi ma formation à Paris en 1965 et à Londres en 1966. C’était au moment d’une coupe du monde restée mémorable. En 1967, je suis allé en Allemagne où j’ai connu mon épouse. En 1968, je suis revenu à Collioure faire une saison aux Caranques avant de regagner l’Allemagne où nous avons ouvert notre restaurant à Marbourg, en Hesse. C’est là que j’ai obtenu mon premier macaron Michelin."
Que faut-il faire pour obtenir cette étoile ?
"Une étoile ça se construit avec une équipe. Cela demande une remise en question et une rigueur journalières<TH>: vous repassez un CAP pour chaque assiette que vous envoyez. Il faut donc d’abord s’assurer qu’on est capable de maîtriser la carte. Mais on peut vivre sans une étoile et ceux qui pensent qu’elle va leur permettre de devenir riches se trompent"...















