Édition du lundi 17 septembre 2007
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48 chèvres tuées dans une bergerie : bête féroce ou acte de malveillance ?
La moitié d'un troupeau, soit près de 50 chèvres, ont été découvertes mortes samedi dans une bergerie fermée. Quelques-unes des bêtes portent des marques de griffes sur le flanc, les autres ont été étouffées dans le mouvement de panique. Un massacre entouré du plus grand mystère.
"Samedi, je suis parti manger à 12 h 15. Je suis remonté à l'exploitation vers 15 heures. C'est à ce moment-là que j'ai trouvé le chien terrorisé caché sous un véhicule et que l'on a découvert toutes les bêtes amassées au fond de la bergerie. Toutes tuées. Les deux seules survivantes n'osaient même plus bouger, allongées sur le sol en tremblant ". Manuel Martinez et Roselyne Maillard ne peuvent retenir leurs larmes face à ce spectacle de désolation. Dans leur petite exploitation perdue sur les hauteurs d'Estagel, une cinquantaine de chèvres gisent entassées les unes sur les autres, soit la moitié du troupeau décimée. Pourquoi ? Par qui ? Sur 50 chèvres laitières qui se trouvaient dans une bergerie fermée et gardée par des chiens de berger, 45 ont été mystérieusement retrouvées mortes samedi, dont une dizaine les flancs lacérés par des grandes marques de griffes, et les autres vraisemblablement étouffées dans un mouvement de panique. Trois autres ont dû être euthanasiées. Roselyne Maillard, éleveur et propriétaire de la fromagerie estagelloise, a immédiatement déposé plainte auprès de la gendarmerie de La Tour-de-France qui a ouvert une enquête afin de faire la lumière sur cette affaire. Bête féroce ? Acte sauvage d'un ou de plusieurs hommes ? Une autopsie sera pratiquée, aujourd'hui, à l'école vétérinaire de Toulouse sur trois des bêtes mortes et pourrait peut-être apporter un début de réponse.
L'hypothèse d'un ours ou d'un blaireau
Selon les premières constatations effectuées sur les lieux, le vétérinaire évoque, quant à lui, la possibilité d'un ours ou d'un blaireau. Une version à laquelle Roselyne et Manuel ont bien du mal à croire. "On nous a dit que cela pouvait être quelqu'un armé d'un griffoir. Reconnaissez, c'est bizarre. Une bête féroce qui attaque en plein jour ! Il n'y a pas de trace de morsure. Il y a bien une empreinte près du grillage à 5 griffes. Ça pourrait être un ours mais il n'aurait pas pu passer sous la clôture. Et puis, samedi, avant de partir manger, je m'étais rendu compte qu'il manquait quelques pierres devant la clôture..."
L'Indépendant du 13/03/2007
Laure Moysset
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