Édition du mardi 21 août 2007
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La Ligne à grande vitesse en région avance au rythme d'un tortillard
Sur le tronçon Nîmes-Montpellier et Montpellier-Perpignan, les retards sont tellement importants pour un dossier malmené depuis des années, que l'on a l'impression de faire du sur place...
S'il y a un dossier sur lequel les nombreux députés UMP de la Région pourront faire la preuve de leur efficacité auprès du gouvernement, c'est bien le dossier du financement du contournement Nîmes-Montpellier et celui de la réalisation de Montpellier-Perpignan. Certes, par rapport à l'inertie qui a été de mise pendant des années au niveau régional, le dossier avance mais une emballée ne serait pas de trop pour un dossier qui n'a que trop traîner et qui – espérons-le – ne va pas s'abriter derrière le retard de la liaison Barcelone-Figueres pour prendre à nouveau son temps...
Un monsieur financement" nommé
Claude Liebermann qui fut notamment le "Monsieur Financement" de la Lgv Est-Europe, a été désigné début 2006 pour assurer le même rôle pour le contournement Nîmes-Montpellier. Il a rencontré Georges Frêche en tant que président de Région et de l'Agglo de Montpellier mais aussi le président de l'agglo de Nîmes et les conseils généraux du Gard et de l'Hérault représentant les collectivités concernées par le trajet et susceptibles ou plus exactement fortement encouragées à mettre la main au portefeuille. On attend pour l'instant des nouvelles de la première partie de sa mission.
Qui financera et à quelle hauteur ? On est désormais dans le vif du sujet, le financement à proprement parler. D'où les questions essentielles. Que va mettre l'Europe ? Réponse entre 0 et 200 millions d'euros. Que va mettre l'État ? Énorme point d'interrogation. Que va mettre Réseau ferré de France (RFF) ? A priori rien ou pas grand-chose. Il faut pourtant arriver à une sorte de protocole pour financer la réalisation du contournement de Nîmes-Montpellier, soit 1,1 milliard d'euros et entamer la modernisation de Montpellier-Perpignan pour assumer le trafic généré par l'arrivée de la Lgv venant de Barcelone soit 100 millions d'euros. Ces travaux qui permettront d'augmenter la capacité de la ligne actuelle s'effectueront entre 2012 et 2013.
Un protocole signé en 2008
Bien évidemment, le budget du contournement doit être augmenté de 10 à 15 % pour tenir compte du délai écoulé entre la première estimation et aujourd'hui. Un protocole doit être signé entre les divers partenaires pour passer à un chiffrage précis du dossier si possible à l'automne 2008 pour ne pas prendre de retard. On pourra ensuite lancer la consultation des entreprises candidates à la réalisation. Rappelons qu'il s'agit d'un PPP (partenariat public-privé) original. En l'occurrence, le secteur privé préfinance et prend en charge l'entretien de la ligne en concession pendant un certain nombre d'années mais l'exploitation est assurée par la SNCF et RFF. Si les échéances sont respectées, la réalisation pourrait être effective en 2013.
Jacques Ramon (L'Indépendant du 16/06/2007)
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