Édition du mardi 21 août 2007
contenu
Coup de théâtre : trois ans de retard sur les délais prévus
La liaison à grande vitesse entre la France à l'Espagne via Barcelone n'entrera complètement en service qu'en 2012 alors qu'elle était prévue en 2009.
Un report de trois ans sur les derniers délais prévus. La mauvaise nouvelle pour la liaison Perpignan-Barcelone est tombée avant-hier. Elle s'explique par la complexité du tunnel restant à creuser au coeur même de Barcelone. En particulier les 5,6 km souterrains devant relier les gares barcelonaises de Sants (au sud) et de la Sagrera (au nord). C'est à cette dernière gare qu'arriveront les passagers en provenance de la France.
"La principale préoccupation n'est pas le délai mais la sécurité ", a souligné vendredi le secrétaire d'Etat aux infrastructures, Victor Morlan. En effet, le tunnel devant relier les deux gares barcelonaises ne devra passer sous aucun édifice et suivra le tracé des avenues afin d'éviter l'effrondement de blocs d'habitations tel que celui provoqué en 2005 par des travaux d'agrandissement du métro de Barcelone dans le quartier du Carmel.
Résultat : l'entrée à Barcelone ne sera possible qu'en 2012 et cela aura des conséquences pour la ligne Perpignan-Figuerès. Celle-ci devrait pourtant être livrée à temps, en 2009, par les concessionnaires. Mais l'espagnol TP Ferro s'interroge sur l'intérêt qu'il y a à faire circuler des TGV qui n'auraient pas le débouché sur la capitale catalane. Et on évoque même une demande d'indemnités de sa part au gouvernement espagnol.
A l'origine de ce couac, on trouve donc ce fameux tunnel de Barcelone, qui a obtenu jeudi le feu vert du gouvernement espagnol.
La Sagrada Familia menacée ?
Il est au centre d'une polémique car il passera à quelques mètres d'une extrémité du temple de la Sagrada Familia, le chef-d'oeuvre inachevé de l'architecte catalan Gaudi et monument le plus visité d'Espagne.
Face à l'offensive du patron de l'organisme constructeur du temple expiatoire de la Sagrada Familia, Joan Rigol, qui menace de traduire le ministère et la municipalité de Barcelone devant la justice si le tracé du tunnel – qui passe sous une rue parallèle à la future façade du temple – est maintenu, le numéro deux du ministère espagnol a donné toutes les garanties que ni ce dernier, ni d'ailleurs aucun immeuble, ne courront aucun danger ; que les travaux seront menés "sans précipitation", en toute "rigueur et sécurité", voire, le cas échéant, au détriment des délais annoncés.
Pour éviter tout risque de tremblement, voire d'affaissement de cette cathédrale gaudinienne des temps modernes, au passage des convois du TGV, un écran de 240 mètres de longueur et d'une quarantaine de mètres de profondeur sera dressé en sous-sol.
Il sera constitué par une succession de colonnes de béton, placées tous les deux mètres, ayant un mètre et demi de diamètre et s'enfonçant sur près de 40 mètres de profondeur, de la chaussée de la rue Mallorca jusqu'à une quinzaine de mètres en dessous de la nappe phréatique.
Joana Viusà (avec Afp) (L'Indépendant du 10/06/2007)
Vos réactions
18/12/2007 à 18h27 | hinek
ce petit message afin de découvrir si nous avons des liens de parenté
13/12/2007 à 11h32 | kipetshi
mais il y a aussi la ville de Gérone (150 000 habitants)
il n'y a pas que Figueras , donc qu'ils mettent le TGV en marche dés 2009 pour ces deux villes.
Il y a un aéroport à Gérone qui relie 30 villes européennes au lieu de 2 à Perpignan.
si on peut aller à Gerone en 30 minutes c'est un progrés incontestable alors qu'actuellement il en faut
1 heure 20.
Reflechissez y !!!!!!!!!!!!!!!!!
Réagissez à l'article
Réagir à : Coup de théâtre : trois ans de retard sur les délais prévus
Dans la même rubrique















